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VaBene
Fragments et notes
Je n'ai pas pu rentrer dans le dernier Mankell, Avant le gel, il y a quelques mois. Overdose ? Peur de la fin ? Déception face au changement de point de vue (c'est la fille de Kurt Wallander, Linda, qui est au centre, à une semaine de son entrée dans la police).
Mais vient de paraître la dernière enquête du commissaire neurasthénique (et suédois ; ce qui me semble aller délicieusement ensemble...) J'ai ressorti du coup Linda, et le premier jour des vacances étant toujours propice pour moi à une absorption romanesque, j'ai replongé dans la Scanie venteuse, profitant d'un canapé neuf et d'un nouveau stock de thé vert. Bien m'en a pris : le sofa est confortable, le thé fameux, et le roman aussi. L'enquête est prenante, mais ce sont les pensées de la jeune aspirante qui sont haletantes, ses liens avec son père, son propre rapport à la mort, au passé, aux paysages et au climat nordiques...
Une fois ma lecture finie, j'ai bien été obligée de recueillir la dernière enquête de Wallander, même si sa parution en grand format est un acte commercial honteux et attrape-gogo, que je condamne fermement, évidemment. Evidemment...
Qu'il est gros ce livre, il m'encombre dans le métro, il remplit mon sac, chute de ma table de chevet, me désoriente parce que je ne reconnais pas la couverture du format poche qui m'a accompagnée depuis un an et demi...
Et ça rajoute à mon trouble : c'est la dernière enquête (dixit l'auteur), Kurt s'enfonce dans la solitude, il compte les grains de sable du temps qui passe, le vent souffle toujours... Il ne faut pas, cette fois, que je lise trop vite...
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